Tarifs

Le marché de la correction n'a pas de barème officiel. Trois modes de facturation coexistent, et le passage de l'un à l'autre explique la plupart des écarts apparents entre devis.

Unités de compte

Le feuillet, unité traditionnelle de l'édition, vaut 1 500 signes espaces comprises. Le millier de signes et le mot servent aux prestations en ligne, la page servant surtout pour les travaux universitaires, avec la difficulté qu'une page n'a pas de contenu fixe. Ramener toutes les propositions à une même unité avant de comparer est le premier réflexe utile, et le compteur de signes du traitement de texte suffit pour cela.

Ce qui fait varier le prix

Le niveau d'intervention d'abord : une réécriture coûte 2 à 3 fois une correction orthographique, puisque le rendement horaire est 3 fois moindre. La qualité du texte source ensuite : un manuscrit très fautif ralentit considérablement, et beaucoup de correcteurs demandent un extrait avant de chiffrer. Le domaine enfin, un texte technique, juridique ou médical supposant une terminologie que tout le monde ne maîtrise pas.

Délai

Une majoration s'applique généralement pour les travaux à rendre sous 48 heures ou impliquant un travail de fin de semaine. À l'inverse, un délai confortable donne accès à des tarifs plus bas. Un correcteur expérimenté annonce son rendement horaire plutôt qu'un délai, ce qui permet à l'auteur de vérifier la cohérence entre le prix et le temps annoncé.

Statut du prestataire

Les correcteurs travaillent en indépendant, en portage salarial, ou sous le régime des travailleurs à domicile de l'édition, qui relève du salariat. Ce dernier statut, propre à la profession, ouvre droit à un tarif syndical recommandé, publié par les organisations professionnelles et sensiblement supérieur aux prix pratiqués sur les plateformes en ligne.

Devis

Un devis sérieux précise le nombre de signes traités, le niveau d'intervention, le format de livraison, le nombre d'allers-retours inclus et les conditions de règlement. L'absence de mention du nombre d'allers-retours est la source de litige la plus fréquente, l'auteur considérant souvent comme dû un second passage que le prestataire n'a pas chiffré.