Les deux mots servent souvent l'un pour l'autre, à tort. Ils désignent des interventions de nature différente, tarifées différemment, et confier l'une en croyant obtenir l'autre est la source de malentendu la plus fréquente entre auteur et prestataire.
Elle porte sur l'orthographe, la grammaire, la conjugaison, l'accord et la ponctuation. C'est le niveau le plus bas et le plus rapide, entre 8 et 12 000 signes traités par heure selon la propreté du texte. Elle ne touche ni à la formulation ni à la structure, et ne signale pas les répétitions ni les lourdeurs.
Elle applique les règles de composition : espaces insécables avant les signes doubles, capitales accentuées, italiques pour les titres d'oeuvres et les mots étrangers, guillemets français, écriture des nombres, abréviations, tirets cadratins et demi-cadratins. Ces règles sont codifiées, notamment par le lexique de l'Imprimerie nationale, et leur non-respect se voit immédiatement sur un texte imprimé.
Elle intervient sur la formulation : allégement des phrases, suppression des répétitions, harmonisation du niveau de langue, correction des impropriétés et des faux amis. Le fond n'est pas touché, mais la forme peut être largement refaite. Le rendement tombe à 3 ou 4 000 signes par heure, ce qui explique l'écart de tarif avec la simple correction.
Elle porte sur la structure, la cohérence de l'argumentation, les contradictions internes, l'exactitude des références et l'équilibre des parties. C'est le travail d'un éditeur plus que d'un correcteur, et il suppose une connaissance du domaine traité. Il se rend le plus souvent sous forme de note d'analyse accompagnant le texte, plutôt que de corrections directes.
Une commande claire indique le niveau attendu, la variante orthographique retenue, l'existence d'une charte typographique maison, le format de rendu et le délai. Sans ces précisions, le prestataire fait des choix qui ne seront pas ceux de l'auteur, et la relecture se solde par une seconde relecture.